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Ambystoma cingulatum
Frosted Flatwoods Salamander
Subgenus: Linguaelapsus
family: Ambystomatidae

© 2006 Michael Graziano (1 of 11)
Conservation Status (definitions)
IUCN (Red List) Status Vulnerable (VU)
NatureServe Status Use NatureServe Explorer to see status.
CITES No CITES Listing
Other International Status None
National Status None
Regional Status various protection throughout the range

 

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bookcover Excerpts from Les Urodèles du Monde, 1st and 2nd editions, by Jean Raffaëlli (©2007, ©2014 by Jean Raffaëlli), used with permission. The 2nd edition of this book is available directly from the author: jean.raffaelli@laposte.net and from this website.

Author: Jean Raffaëlli

Ambystoma (Linguaelapsus) cingulatum Cope, 1867
Ambystome des pins argenté

Très menacé. Deux groupes génétiques. A. cingulatum et bishopi sont les seules espèces du genre à pondre à terre avec A. opacum. 13,5 cm. 15 sillons costaux en moyenne (13 à 16). Espèce fine. Dessin réticulé gris clair sur fond gris sombre à noir. Parties ventrales gris foncé mouchetées de gris clair. Jeune uniformément brun foncé dorsalement, blanchâtre ventralement, ligne dorsale jaune continue chez la larve et bande noire à travers l’œil.

* Populations isolées dans les forêts de pins et savanes depuis la rivière Apalachicola vers l'est à travers la Floride continentale et le sud de la Géorgie jusqu’en Caroline du Sud, où une population vient d'être redécouverte (Pauly et al., 2012). 97% de l'habitat de cette espèce a été détruit, et elle est désormais considérée comme au bord de l'extinction. Les populations encore présentes en Floride à l’ouest de la Suwanee River (et à l'est des rivières Apalachicola et Flint qui marquent la frontière entre A. cingulatum et bishopi) représentent une lignée génétiquement différenciée, peut-être une bonne espèce. Celles présentes à l'est de la Suwanee dans la forêt nationale d’Osceola (Floride) et en Géorgie, à Fort Stewart et Naval Bombing au sud-est, dans la plantation d’Ichauway au sud-ouest, sont presque éteintes. Aucun animal n'a été retrouvé à Osceola depuis 1998 et une seule larve en Géorgie en 2010. L'espèce a été par contre retrouvée plus au nord dans le comté de Jasper, en Caroline du Sud, qui présente les mêmes caractéristiques génétiques que les populations de Géorgie et de Floride, autorisant un léger espoir de survie pour cette lignée. Avant l’arrivée des colons, l'Ambystome des pins était inféodé aux zones sableuses ouvertes, temporairement humides, en présence de Pinus palustris et Aristida stricta (graminée), mais cette communauté végétale a presque entièrement disparu au profit des plantations de Pinus elliottii pour la sylviculture. La suppression des feux de broussaille a beaucoup nui à cette espèce (voir A. bishopi). Se reproduit dans des zones de mares temporaires de cyprès (Taxodium ascendens) et pinèdes ou mares à bétail ainsi que dans les fossés de bord de routes, souvent en association avec de nombreux autres amphibiens (jusqu’à 20 espèces), parfois en présence de poissons qui entrent dans les mares avec les pluies. La profondeur de l’eau dépasse rarement 50 cm. La ponte a lieu à terre après une migration qui implique parfois jusqu’à 400 animaux par population, entre mi-octobre et février, pendant la saison des pluies. Accouplement probable à terre avant l’arrivée dans les lieux de ponte. Les femelles déposent de 100 à 200 œufs par petites grappes de 1 à 34 œufs sous les écorces en décomposition, les feuilles mortes et la sphaigne, qu’elles abandonnent, contrairement à A. opacum. Eclosion quelques heures après l’inondation des pontes par les pluies qui emplissent les mares de novembre à janvier. Métamorphose de mars à mai. Les adultes mènent une existence fouisseuse dans les terriers d’écrevisses et sous les racines. CR. Candidat à une protection fédérale.


From Les Urodèles du Monde, 1e edition, 2007:

Ambystoma cingulatum Cope, 1867

Semble former un clade avec Ambystoma annulatum. Seule espèce du genre à pondre à terre avec A. opacum. 13,5 cm. 15 sillons costaux en général. Espèce fine. Dessin réticulé gris clair sur fond gris sombre à noir, les réticulations parfois gris brunâtre dans le Golfe du Mexique. Ces dernières populations, distribuées à l'ouest du fleuve Apalachicola, sont également plus petites, ont une tête plus fine, des membres moins allongés, une réticulation moins prononcée sur les parties dorsales, et viennent d'être relevées au rang spécifique par Pauly et al (2006) sous le nom Ambystoma bishopi Goin, 1950. Parties ventrales gris foncé mouchetées de gris clair. Jeunes uniformément brun foncé dorsalement, blanchâtres ventralement, ligne dorsale jaune continue chez les larves et bande noire à travers l’œil. Populations isolées dans les forêts de pins et savanes de la plaine côtière du Golfe du Mexique et de l’Atlantique depuis la région de la Baie de Mobile (sud Alabama), à travers la Floride continentale et le sud de la Géorgie jusqu’au sud de la Caroline du Sud, où elle n’a pas été revue depuis 1990, ni en Alabama depuis 1981 sauf une larve en 2003. Populations encore stables en Floride à l’ouest de la Suwanee River, présente à l’est de la Suwanee dans la forêt nationale d’Osceola. Egalement de chaque côté de la Géorgie: Fort Stewart et Naval Bombing Range au sud-est, plantation d’Ichauway au sud-ouest. Avant l’arrivée des colons, cette espèce était inféodée aux zones sableuses temporairement humides en présence de Pinus palustris et Aristida stricta (graminée), mais cette communauté végétale a presque entièrement disparu au profit des plantations de Pinus elliottii pour la sylviculture. Se reproduit dans des mares temporaires de cyprès (Taxodium ascendens) et pinèdes ou mares à bétail ainsi que dans les fossés de bord de routes, souvent en association avec de nombreux autres amphibiens (jusqu’à 20 espèces), parfois avec des poissons qui entrent dans les mares avec les pluies. La profondeur de l’eau dépasse rarement 50 cm. La ponte a lieu à terre après une migration qui implique parfois jusqu’à 400 animaux par population, entre mi-octobre et février, pendant la saison des pluies. Accouplement probable à terre avant l’arrivée dans les lieux de ponte. Les femelles déposent de 100 à 200 œufs par petites grappes de 1 à 34 œufs sous les écorces en décomposition, les feuilles mortes et la sphaigne, qu’elles abandonnent contrairement à A. opacum. Eclosion quelques heures après l’inondation des pontes par les pluies qui emplissent les mares de novembre à janvier. Métamorphose de mars à mai. Les adultes mènent une existence fouisseuse dans les terriers d’écrevisses et sous les racines. 105135km2 (2006). VU. Candidat à une protection fédérale.




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Citation: AmphibiaWeb. 2017. <http://amphibiaweb.org> University of California, Berkeley, CA, USA. Accessed 24 Oct 2017.

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